Deux « femmes-mulets » meurent piétinées dans une bousculade

Deux « femmes-mulets » meurent piétinées dans une bousculade au Maroc.  Ceux qui profitent de la pauvreté en toute impunité ont encore fait des victimes.

Début 2017 au Maroc, un nouveau poste frontière s’est ouvert à la frontière espagnole. Plus exactement entre la ville marocaine de Fnid’q et l’enclave espagnole de Ceuta. Il n’existe pas d’autres frontières terrestres entre l’Afrique et les pays de l’Union Européenne. Cette ouverture de frontière, a donné naissance à différents réseaux de profiteurs de la misère humaine. Cet accès est un lieu privilégié pour les passeurs d’émigrants clandestins et pour des esclavagistes des temps modernes qui font le commerce de contrebande. Des associations de défense des droits de l’Homme s’émeuvent régulièrement de leur sort, dénonçant leur situation “humiliante et dégradante”. 

 

femmes mulets
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Évidemment, les femmes sont en première ligne de ce trafic, car les plus vulnérables financièrement.

Elles sont méprisées et considérées comme du bétail. Elle transportent diverses marchandises et passent la frontières avec parfois plus de 70 kilos arnachés sur leur dos. C’est pour cela qu’elles sont surnommées les « femmes-mulets ». Ces pauvres femmes effectuent plusieurs fois par jour des allers-retours en le Maroc et l’Espagne et sont rémunérées 10 € par passage. Imaginez la fortune que se font ces trafiquants en profitant de personnes qui sont si pauvres que pour elles s’épuiser n’est plus un problème. Entre souffrir ou ne pas manger, elles ont fait leur choix.

Évidemment ce poste frontière est submergé de passages, entre les immigrants et les « femmes-mulets ».

Lundi, une bousculade meurtrière s’est déclenchée

Deux marocaines, âgées de 34 et 45 ans, ont été piétinées et très grièvement blessées. Malheureusement elles n’ont pas survécu à leurs blessures et sont décédées à l’hôpital où elles avaient été transportées. Quatre autres femmes sont également gravement blessées, dont une avec le pronostic vital enclenché.

« Cela porte à quatre le nombre de personnes décédées depuis l’ouverture de ce poste-frontière début 2017 », a regretté M. Benaïssa de L’ONDH.

” Toutes les victimes sont des « femmes-mulets », un terme employé pour désigner des Marocaines qui transportent des marchandises entre la ville marocaine de Fnid’q et l’enclave espagnole de Ceuta. Ces femmes, qui portent parfois sur leur dos jusqu’à 70 kilos de marchandises diverses pour une rémunération de 10 euros par passage, font plusieurs allers-retours dans la journée et sont « traitées comme du bétail » “, a dénoncé à l’AFP Karima Omar El Ayachi, une responsable locale de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH).

Les associations ont beau dénoncer cette infamie, il y a de plus en plus de personnes qui s’entassent au passage de ce poste frontière. On peut donc en déduire que ces femmes ne seront pas les dernières victimes à déplorer.

Pourtant les autorités de Ceuta avaient fin février , transformé l’ancien poste-frontière, notamment pour améliorer les conditions de travail des porteuses de colis.

Elles avaient également annoncé un renforcement des mesures de contrôle, notamment le poids et les dimensions des marchandises portées par les passeuses , et l’établissement d’un quota maximum de 4.000 porteurs par jour.

 

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Ces mesures même si elles partaient d’un bon sentiment, n’ont cependant pas amélioré le problème et l’ouverture du nouveau point de passage a été marquée par de nombreuses bousculades. Celles-ci nécessitant à plusieurs reprises des opérations musclée des forces de l’ordre. face à la pression accrue de migrants tentant de rejoindre l’Europe, ce poste-frontière a par ailleurs été fermé une semaine, en août, quand les agents espagnols chargés du contrôle des marchandises ont été réaffectés au contrôle d’identité entre le Maroc et l’enclave espagnole .

Triste de constater à notre époque, que la vie humaine n’a aucune valeur dans certains pays, qui sont pourtant à nos portes.

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